Quand j’étais petite…

Depuis le 18 Janvier 2021, je vis une véritable épiphanie qui me fait danser le coeur.

J’ai l’impression d’avoir touché du doigt l’essence même de ma vie et c’était si simple, que ça ne m’étonne même plus d’avoir tourné autour pendant plus de dix ans.

Adolescente, on m’a demandé de choisir une voie, un métier. Et je n’ai pas su quoi répondre. Comment choisir ? Il y a tellement de belles choses en ce monde. Et choisir c’est y renoncer.
Alors j’ai essayé, une boîte après l’autre, en sautant d’étiquette en étiquette pour comprendre ce qui me fait réellement vibrer.

Spoiler : j’ai pas trouvé.
Il arrive toujours un moment où l’activité que je fais me met mal à l’aise, comme un costume qui serait bien trop petit pour moi. Et finalement je me dégoûte moi-même d’avoir tant espérer que ce soit enfin le bon costume. Je suis déçue de moi-même, j’ai le sentiment que tout mes proches le seront encore une fois.
Comme si je devenais le personnage d’un film qui a toujours un bon plan foireux tout les trois mois.
Tu vois ce personnage qui dit “J’ai un super plan et cette fois je t’assure, ça vaut le coup, c’est le bon plan et le dernier !” Toustes les spectateurices savent très bien que ce n’est ni son dernier plan, ni le bon plan – d’ailleurs c’est toujours un mauvais plan.

Mais alors comment rassembler toutes ces parties de moi qui font un millier de choses. D’autant qu’en vieillissant, cela ne va pas du tout en s’arrangeant. Il y a de plus en plus de savoirs accumulés, de passions découvertes, d’envie, de rêves, d’opportunité.
La lumière est apparu au détour d’une douche, ce n’était pas la mienne, celle d’une de mes étoiles. “J’ai pensé à toi sous la douche”. Puis elle parlé de ses découvertes, de ses propositions. Et cela a créé un bébé tornade en moi, qui doucement commençait à grossir.
“MAIS OUI C’EST ÇA MON TRUC”.

Puis à mesure que ma joie grandissait, mon doute commençait à lui revenir à la charge, avec son lots d’illégitimités et de peurs. Mon énergie fluctuait tellement à en donner le tournis. Puis aujourd’hui, une nouvelle révélation.

J’ai fouillé dans mes souvenirs, grâce à la newsletter de Papote & Lunaison ; j’ai regardé ce que faisait la toute petite Ortiiie.

Je l’ai revu :

  • vouloir savoir écrire et lire, faire semblant parce qu’on lui disait qu’elle était trop petite, l’apprendre à ses camarades, quand elle avait 4/5 ans
  • inventer des suites à toutes les histoires pour qu’elle ne se termine jamais et les raconter à tout le monde quand elle avait 6/7 ans
  • être fascinée par les Tornades, le Triangle des Bermudes et le Titanic, partager mes découvertes dès qu’elle pouvait parler avec un adulte quand elle avait 8/9 ans
  • étiqueter et ranger tout ses livres, créer un registre de prêt pour ses amis imaginaires, vouloir partager tout ce savoir et se rêver secrètement bibliothécaire quand elle avait 10 ans
  • s’obstiner à construire des millions de maisons sur Architect 3D puis sur les Sims quand elle avait 11 ans
  • télécharger Dreamweaver, apprendre à faire son premier site internet pour partager son amour de la construction quand elle avait 12 ans
  • être impatiente à chaque rentrée des classes, juste pour continuer d’apprendre (et être frustrée de ne pas en apprendre plus) durant toute sa scolarité
  • écrire ses émotions, avec des vers, avec des alexandrins, sur d’innombrables blogs ; partager ses amours avec le monde et éveiller les passions quand elle avait 15 ans
  • osciller entre son amour des chiffres et sa passion des lettres au collège puis au lycée, sans savoir quel voie choisir quand elle avait 16 ans
  • Se passionner pour l’origine des contes et la littérature macabre & horrifique quand elle avait 17 ans…

Je me suis arrêtée, car il y a encore tellement de découvertes encore. En tant qu’être humaine, je n’ai jamais fini d’apprendre et c’est merveilleux.

C’est là que se cachait mon fil rouge, mon essence, ma joie, mon univers.

Apprendre et le partager au monde entier.